Malgré la neige et le froid, la manifestation a réussi à attirer près de 3000 étudiant-e-s déchaînés dans leur dénonciation de la hausse des frais de scolarité. Lundi matin vers 8h, des petits camarades ont réussi à entrer dans l’hôtel Hitlon où se tenait la rencontre des partenaires en éducation. Dispersés à tous vents par l’escouade anti-émeute, sans ménagement, ils ont donné le ton à la journée. La bonne humeur et la motivation étaient au rendez-vous alors que 10 associations étudiantes de l’Université Laval, soit plus de 2000 personnes, joignaient leurs forces aux 60 000 autres étudiants en grève au Québec pour l’occasion. Se rejoignant vers 13h, un cortège étudiant s’est formé, manifestant son mécontentement à travers les rues de Québec. Enfin, tous sont arrivés devant le fameux Hilton, pour voir les représentants étudiants et syndicaux claquer la porte de la rencontre gouvernementale.
Dans la paix
Tous les évènements de la journée se sont déroulés de manière pacifique, et une seule arrestation est à déplorer. Un petit groupe a également réussi à se faufiler par une porte dérobée dans l’hôtel, via Place Québec, pour ressortir bien rapidement suivis des forces constabulaires. Les marches et manifestations n’ont pas occasionnées de dégâts ou de problèmes tout en restant efficaces et revendicatrices. Les slogans et discours ont fusés durant tout l’après-midi, soulignant la motivation intrinsèque des participants.
Décidé d’avance
Lors de la rencontre, les termes du gouvernement ont été présentés par M. Bachand et Mme Beauchamp en l’absence de Jean Charest, alors à Cancun. L’ordre du jour, laissant peu de place à des idées divergentes, n’a pas plu. Seul comment était discuté plutôt que le pourquoi des hausses des frais de scolarité… Conséquemment, les étudiants, appuyés de tous les représentants syndicaux, n’ont eu d’autre choix que de s’en aller de cette rencontre. De fait, le gouvernement est resté cois avec les lobbys économiques, les think-tanks et la CREPUQ. Aucune décision n’a été prise dans la rencontre car, de l’avis même de Raymond Bachand, la décision de hausser les frais de scolarité avait déjà été prise et décidée… par le gouvernement Charest.
Ainsi, le bilan de la journée est positif. Premièrement, le gouvernement voit son plan dévoilé sur la scène publique. Ensuite, les étudiants se mobilisent en masse malgré le froid, le vent, la neige et la fin de session. Finalement, les étudiants se retrouvent unis par cette lutte, et ce, avec l’appui de tous les syndicats. Il est à noter que toutes les associations ont dûment rempli leurs mandats lors de cette journée. De tous les côtés, on nous promet que ce n’est qu’un début, et que la lutte continue!
Quelques liens
Couverture du Devoir
Le communiqué de réaction du gouvernement
Le soleil
Éditorial la presse
La presse
Communiqué TaCEQ
ASSÉ