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Voici quelques photos prises lors de la manifestation nationale du 10 novembre 2011!
La lutte étudiante
Plus de 200 000 étudiants sont en grève en ce jeudi 10 novembre. Plus de 25 000 étudiants de partout au Québec sont attendus dans les rues de Montréal afin de protester contre la hausse unilatérale des frais de scolarité. La contestation s’est répandue comme jamais: facultés de médecine, de génie, de sciences humaines, administration, etc. Tous les horizons académiques sont représentés dans la lutte face à l’augmentation injuste des frais de plus de 1625$.
La manifestation est un moment d’expression important pour le mouvement des étudiants du Québec. Elle permettra de montrer la détermination et le soutien des étudiants à la cause. Également, c’est une occasion d’informer et de mobiliser les citoyens sur cet enjeu important. Cette logique, c’est ce que l’on appelle un rapport de force. Le mouvement étudiant met une énorme pression sur le gouvernement tant dans la rue que par les grèves. À un certain point, si la pression continue d’augmenter, le gouvernement n’a d’autre choix que de céder devant les grèves, actions, manifestations et occupations.
En 2005, les grèves et manifestations étudiantes, à l’initiative de l’ASSÉ (Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante), avaient forcé le gouvernement de Jean Charest de reculer sur sa décision de couper 103 millions de prêts et bourses. Le gouvernement a dû négocier avec l’ASSÉ et les fédérations étudiantes (FEUQ, FECQ) parce que la contestation était si intense qu’il n’avait plus de choix. C’est un exemple historique, comme il en existe bien d’autres dans l’histoire de l’éducation, que le gouvernement peut plier face à un mouvement de masse organisé par les étudiants.
Depuis l’annonce de la hausse des frais de scolarité, les associations étudiantes ont contesté la décision du gouvernement puisqu’elle est hautement néfaste pour les étudiants et la société toute entière. Le gouvernement a ignoré les propositions alternatives des étudiants. Il a refusé de négocier. Il a refusé tout dialogue constructif. C’est donc clair: le 10 Novembre est le début d’une lutte entre la population du Québec et le gouvernement libéral de Jean Charest. Si le gouvernement refuse de céder à nouveau, il se verra la cible d’un large mouvement qui, encore une fois, le forcera à reculer.
Le mouvement étudiant s’organise à l’Université Laval! La rentrée a été marquée par les traditionnelles assemblées générales afin de regarnir les rangs des exécutifs. Puis, le référendum de la CADEUL sur la hausse des frais de scolarité a demandé beaucoup d’énergie de toutes les associations locales.
Depuis quelques semaines, la contestation augmente contre la décision injuste du gouvernement Charest d’augmenter de 1625$ les frais de scolarité. Une manifestation est prévue le 22 Octobre, pendant la tenue du congrès libéral. Le point de rendez-vous est à 12h au centre Lucien-Borne, près de la rue Cartier, pour se rendre finalement au Centre des Congrès de Québec.
Plus important encore, la manifestation nationale du Jeudi 10 Novembre devrait être le sommet de la mobilisation étudiante pour la session d’automne, avec une coordination de l’ensemble des associations étudiantes nationales du Québec. Cette manifestation qui aura lieu à Montréal, devrait regrouper plusieurs milliers d’étudiants et amènera l’opposition sur la place publique. La manif avait été planifiée initialement lors du Rassemblement National Étudiant (RNE) qui avait regroupé des délégués de tout le Québec à l’Université Laval le printemps dernier pour organiser la résistance étudiante.
Pour l’occasion de la manifestation du 10 Novembre, afin de permettre une participation maximale et une mobilisation efficace, plusieurs associations de Québec, mais aussi à travers les établissements de la province, vont être en grève pour l’occasion. La liste de ces associations sera connue sous peu.
Tel qu’annoncé à l’Assemblée Générale du 14 Avril dernier, l’AÉSS encourage les étudiant-e-s à s’informer sur les dispositions prises par le recteur Denis Brière concernant la modification des statuts du Conseil Universitaire et de la gouvernance à l’Université Laval. L’AÉSS craint que les transformations du CU mènent soit à sa disparition, soit à sa subordination au CA de l’UL. Le rectorat a aussi fait part de sa volonté d’adopter les mesures prévues dans le projet de loi 38 sur la gouvernance universitaire, projet pourtant décrié par l’ensemble de la communauté universitaire (sauf la CREPUQ).
La pétition est disponible en ligne ICI
La manifestation organisée par l’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante (ASSÉ) le jeudi 31 mars dernier visait à contester la récente augmentation des frais de scolarité de plus de 1625$. La marche dans le centre-ville de Montréal a rassemblé près de 5000 personnes alors que 60 000 étudiants étaient en grève à travers le Québec. Tout s’est déroulé dans le calme. L’ambiance y était plutôt survoltée, témoignant de la colère des étudiants envers les mesures de hausse de 75% des frais de scolarité.
Une occupation organisée en marge de la manifestation a toutefois tourné en affrontement alors que les forces policières ont chargé et molesté des étudiants. Notamment, une utilisation «libérale» de poivre de cayenne et de lacrymogènes a dispersé la foule venu appuyer pacifiquement l’action.
Plusieurs délégations étudiantes de tout le Québec étaient venues se joindre à la manifestation qui se voulait un autre pas dans l’escalade des moyens de pression dans le cadre de la lutte contre la hausse des frais de scolarité.
Mercredi Les réactions des étudiants se font sentir à l’Université Laval par rapport aux hausses massives des frais de scolarité. Entre autres, plusieurs conférences et initiatives d’information ont eut lieu récemment. L’Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante a appelé à la manifestation le jeudi 31 Mars dans les rues de Montréal. Pour l’occasion, l’association de Philosophie et l’Association d’Anthropologie (AEEA) seront en grève. Certaines associations, tel que Service Social tiendront un vote de grève dans les prochains jours également.
Lors du débat des candidats pour la CADEUL, les candidats pour les nouveaux postes à l’Exécutif se sont engagés à mobiliser les étudiants et à contrer la hausse des frais de scolarité. Ils disent vouloir mettre en oeuvre des stratégies pragmatiques afin de lutter contre le gouvernement.
L’AÉSS a pour sa part repris les campagnes d’information comme moyen de diffuser l’argumentaire contre la hausse des frais. L’AÉSS louera des autobus qui se rendront jeudi le 31 Mars à la manifestation de Montréal contre la hausse des frais de scolarité. Le rendez-vous est à 9h00 dans le stationnement du Pavillon De-Koninck.
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Des professeurs contre la hausse des frais de scolarité
Le 17 mars dernier le gouvernement Charest annonçait officiellement la hausse des droits de scolarité.
Cette hausse sera précisément de 325$ par an pendant 5 ans. Ce qui signifie qu’en 2017, le coût d’une année universitaire à temps complet (15 crédits) sera de 3793$, soit une augmentation de 1625$. Dès que sera complétée la hausse actuelle de 33% des droits de scolarité décrétée depuis 2007 , la nouvelle hausse prendra le relais, sans laisser souffler les étudiants.
La hausse des droits de scolarité fait violence aux centaines de milliers d’étudiant-e-s qui sont présentement ou seront à l’université au Québec. De plus, elles vont, non seulement rendre l’accessibilité aux études supérieures beaucoup plus difficiles pour les groupes les plus défavorisés de la société, mais de surcroit elles ramèneront à l’avant poste un grave problème de justice sociale dans les mécanismes fonctionnels des universités.
Nous ne pouvons laisser le gouvernement libéral saccager de telle sorte un pilier fondamental de la démocratie.
Dans les prochaines semaines, le mouvement étudiant entier se lancera vraisemblablement dans des préparatifs de contestation de plus en plus bruyante. Soyez présent-e-s, vous êtes concerné-e-s.
Source: La Presse
Revues de presse de l’AÉSS: avant le budget et Après le budget

La manifestation du Samedi 12 Mars a attiré plus de 30 000 personnes dans les rues de Montréal. Les milliers de manifestants et manifestantes ont pu y exprimer leur désaccord avec les politiques régressives de Jean Charest, notamment la Hausse des frais de scolarité annoncée, ainsi que la taxe santé et le culte du « déficit-zéro ». La marche s’est déroulée dans l’ordre et le calme alors que le cortège de tête formait une procession avec les mots « Une question de choix » en référence aux mesures du budget présentées comme inévitables par le ministre des Finances. La manifestation s’est ensuite arrêtée devant les bureaux de Jean Charest. Une scène avait été montée et les principaux acteurs des organisations syndicales, étudiantes et communautaires y ont harangué la foule pendant environ une heure. La manifestation s’est ensuite dispersée vers 15h15.
Une centaine d’Étudiant-e-s venus de l’Université Laval en autobus ou par leurs propres moyens en font la délégation la plus importante de l’Université Laval. On pouvait d’ailleurs voir les pancartes de l’AÉSS, faites en collaboration avec le ComMob FXG, partout dans la manifestation.
Quelques bémols sont toutefois à apporter, notamment le comportement du service d’ordre de la manifestation, composé majoritairement de syndicalistes, qui auraient collaboré avec la police et même exclu des étudiants de la manifestation. La police a aussi brutalement arrêté une dizaine de personne sous prétexte qu’elles étaient habillées de noir, ce qui laisse croire à un traitement arbitraire de la part du SPVM face aux manifestants. Également, plusieurs plaintes ont été adressés quant à la trop grande rigidité et plasticité du déroulement de la manifestation, chose qui était à prévoir vu la forte présence syndicale.
L’AÉSS considère toutefois la manifestation comme un succès, mais réitère que celle-ci n’est qu’une étape dans l’escalade des moyens de pressions que le mouvement étudiant doit entreprendre contre le gouvernement afin de le faire reculer. Fort est à parier que l’annonce de la hausse des frais de scolarité chiffrée ce 17 Mars aura pour effet d’augmenter encore plus la détermination des étudiants.
PHOTOS : quelques photographies prises par l’AÉSS lors de la manifestation!

Liens: Cyberpresse, rue frontenac, Éditorial La Presse, Le Devoir, Impact Campus
La manifestation nationale du 12 Mars aura lieu à Montréal. L’AÉSS fournit à ceux et celles qui le désirent un transport gratuit pour l’occasion.
Le lieu de Rendez-vous est à 8h30 dans le parking du pavillon Dekoninck.
Il est préférable de vous inscrire par courriel à manifestation12mars@gmail.com ou en appelant au 418-656-2131 poste 6196
Également, une journée de formation et d’information aura lieu jeudi le 10 Mars au pavillon Dekoninck.
Plus de détails suivront sous peu.
Le Comité de Mobilisation